Eté 2005


L'équipe de 2005


 LA SITUATION SANITAIRE AU BURKINA FASO EN 2005

La situation sanitaire des populations est préoccupante:

    =>  Paludisme, diarrhées, épidémies de rougeole et de méningite, gangrènes maxillo-faciales chez les jeunes enfants dues à des carences alimentaires causées par une alimentation basée trop souvent uniquement sur le mil, SIDA…  La liste des maladies n'en finit plus hélas !

Des chiffres catastrophiques très inférieurs aux normes communes de L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) s'ajoutent à cette litanie :

  • 1 médecin pour 30 000 habitants ;
  • 1 sage-femme pour 28 000 habitants ;
  • 1 infirmier pour 20 000 habitants.

     => Le pays manque donc de dispensaires, de lits d'hôpitaux, de matériel médical et sanitaire pour pouvoir s'occuper des malades.

         C'est pour cela que, malgré les nettes avancées qui ont été faites depuis l'indépendance (l'espérance de vie est passée de 32 ans en 1960 à 45 ans de nos jours), tout est réuni pour avoir l'un des taux de mortalité les plus élevés de la planète.

Laissons de nouveau parler les chiffres :

      - Taux de mortalité maternelle : 48,4 ‰ naissances vivantes ;

      - Taux de mortalité néonatale : 43,7 ‰ ;

      - Taux de mortalité infantile : 108,6 ‰ ;

      - Taux de mortalité infanto-juvénile : 185 ‰.


Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sanitaire, le gouvernement Burkinabé cofinance des soins, augmente le taux de couverture vaccinale contre les principales maladies, cherche à réduire l'étendue des maladies parasitaires, incite à l'utilisation de médicaments génériques, essaie de réduire le taux de mortalité générale et infantile notamment par une intensification des soins en faveur de la mère et de l'enfant.


Mais dans ce pays où la moitié de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté, le gouvernement est dans l'obligation de continuer à faire appel à des partenaires extérieurs pour la construction et l'équipement des structures de santé.

C'est là, où nous intervenons !!


Le Projet : CONSTRUCTION D'UN DISPENSAIRE DANS                 LE VILLAGE DE BANOGO.

 

CE CHOIX EST JUSTIFIÉ POUR QUATRE RAISONS :

 

è Les élèves veulent que leur action ait un caractère vraiment humanitaire avec des retombées directes sur une population en situation précaire.

è La situation des Burkinabé les a fortement marqués. Les habitants de Banogo doivent parcourir de longues distances sur de mauvaises pistes avant d'atteindre le premier poste de soins. Difficile d'imaginer une mère et son enfant malade traversant la savane par 40° C ou sous des trombes d'eau pendant la saison des pluies. La misère, les conditions, le fatalisme les fait trop souvent renoncer.

è Le fait que le gouvernement du Burkina Faso ait accordé un permis de construire et se soit engagé à nommer un infirmier sur le secteur de Banogo dès que le dispensaire sera construit conformément à sa politique sanitaire.

è Le fait que le gouvernement ait accordé ce permis de construire en août 1998 mais que les habitants de Banogo n'aient toujours pas trouvé d'ONG pour la construction du dispensaire.

 

BÉNÉFICE ATTENDU :

La construction du dispensaire par les jeunes tourangeaux ainsi que la nomination d'un infirmier rémunéré par le gouvernement doit conduire à une baisse significative de la mortalité infanto-juvénile sur le secteur de Banogo.

Les jeunes du lycée Saint-Gatien se sont engagés à financer l'intégralité de la construction du dispensaire de Banogo et ont participer au chantier aux côtés des villageois.


COMPLÉMENTS A L'ACTION:

 

     Quand une communauté, un pays est trop pauvre pour financer un projet dont le coût paraîtrait dérisoire chez nous, on imagine sans difficulté le niveau de vie de la population. Le groupe a décidé d'essayer de tout faire pour apporter un plus aux habitants de Banogo et des environs.

Le coup de pouce consistera dans la mesure du possible et par ordre de priorité en :

  • Achat du bloc réfrigérant obligatoire pour la conservation de certains médicaments.
  • Acheminement de médicaments.
  • Mise à disposition du dispensaire de quelques lits.

LES PHOTOS